mercredi 17 juin 2015

Mettre les bouchées doubles !


Projection à horizon 2018 du nombre de médecins libéraux
susceptibles de prendre leur retraite
La désertification médicale guette le nord du Lot. Les élus, les médecins et paramédicaux, les pharmaciens, les ambulanciers cherchent des solutions. L'association se veut porte parole  des besoins des habitants en matière d'accès aux soins.

Il faut mettre les bouchées doubles. L'association préconise des efforts dans deux directions : 
1- la promotion du département 
La Vallée de la Dordogne est effectivement mise en avant mais elle est connotée Dordogne avant Lot. Quant à Rocamadour, c'est un point de passage incontournable pour le tourisme, comme Souillac. Mais qui vend le Lot en tant que culture vivante, terroir ancien aux paysages si particuliers, en tant que terre de savoirs et d'innovations ?
2- une adaptation aux aspirations des nouveaux médecins
Les internes des CHU veulent s’implanter là où un vrai travail de groupe existe et là où ils peuvent aménager leur temps de travail, avoir des horaires compatibles avec une vie personnelle. Les jeunes médecins envisagent leur activité comme un métier et non un sacerdoce, c'est une donnée qui s'impose que l'on y souscrive ou pas.

Pour répondre au point 2, il nous faut construire une offre de santé, en réseau, tournée vers l’avenir, destinée à :
1-    éviter les doublons d’évaluation et les recours inadaptés aux urgences,
2-    favoriser la prise en charge de l’ensemble des besoins de consultation de la population, y compris lorsque le médecin traitant est absent, y compris chez les spécialistes dans des temps raisonnables,
3-    respecter le besoin de suivi médical des personnes ne pouvant pas se déplacer, notamment les personnes âgées et les sortants d’hôpital,
4-    permettre enfin un travail de prévention commun aux différentes parties prenantes médicales et para-médicales.

L'enjeu justifiait à nos yeux une enquête pour vous donner la parole, 
ou plutôt le stylo, vous nord-lotois.

·  Lancement d’une enquête auprès des nord lotois

Mieux vivre dans le nord du Lot a initié un questionnaire qui est mis à disposition de la population jusque fin juillet, dans les pharmacies.
Le questionnaire est court. Chacun pourra donner son opinion sur les différentes préoccupations de la population : la disponibilité des médecins traitants, les spécialistes, les urgences non vitales, les urgences vitales, les hôpitaux et les transports.

Les résultats seront analysés puis communiqués à tousNous cernerons les besoins et les difficultés des nord lotois, dans leur ensemble et secteur géographique par secteur géographique. 

Le travail des professionnels de proximité a tout à gagner à réfléchir à l'avenir et la manière de s'organiser au mieux. Car ce sont eux qui ciblent le mieux les patients et non les maladies. La prise en compte humaine, globale, est sans doute un meilleur gage de santé pour une population que les approches trop technicisées, trop fragmentées. Ils doivent rester au centre des systèmes de santé territoriaux.

·  Une dynamique collective à promouvoir

Si des volontés collectives des acteurs de la santé et des élus s’organisent, des groupes de travail peuvent se constituer autour de la notion  de pôle de santé, avec ou sans murs (maison de la santé ou réseau professionnel coordonné autour du patient).

Le pôle de santé est un regroupement de soignants sur un territoire. Il peut créer une SISA (société interprofessionnelle de soins ambulatoires) qui l’autorise à se grouper autour de moyens et de financements mis à disposition de praticiens libéraux (loi HPST de 2009 complétée en 2011).

Dans tous les cas, un réseau se réfléchit autour de besoins repérés. L’exploitation du questionnaire sera utile. L’association en publiera les résultats, au plus tard à la fin septembre.

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