jeudi 26 avril 2018

Pénurie de médecins : que faire ?


EXTRAIT DE L'ARTICLE DE LA VIE QUERCYNOISE DE CE JOUR.
Partout sur le nord du Lot, on recherche des médecins généralistes mais aussi des spécialistes et des urgentistes. À Gramat, à Thégra, à Sousceyrac-en-Quercy, à Saint-Céré et bien sûr aussi à Cressensac, à Martel et à Souillac. La situation n’est certes pas catastrophique mais elle évolue trop lentement pour renouveler les départs en retraite actuels et futurs selon "Mieux vivre dans le nord du Lot".
La situation médicale du nord du Lot «sur le fil du rasoir» est-elle préoccupante ?
S’occuper de la désertification médicale, c’est poser la question de l’attractivité du territoire pour des actifs extérieurs au périmètre.      
Si le Lot va bientôt doubler la Creuse pour arriver au premier rang des départements les plus âgés de France, c’est que les jeunes -y compris les jeunes lotois- préfèrent vivre ailleurs. Il serait judicieux de s’interroger sur les raisons de cette désaffection et se concentrer sur les efforts à déployer pour répondre aux attentes de cette population dont dépend la survie, y compris financière, du territoire.
Concrètement, que préconise l'association ?
Une concertation large pourrait établir un diagnostic collectif des besoins de santé sur le nord du Lot permettant ainsi de déterminer les moyens précis à déployer. Notre association a déjà commencé ce travail en menant des enquêtes et des débats, reste à le finaliser.            
Ce travail pourrait être mené dans le cadre d’un Contrat Local de Santé comme le Grand Figeac l’a réalisé. En a résulté sur ce territoire, similaire du point de vue démographique au périmètre de Cauvaldor, l’embauche d’un coordinateur professionnel, un Monsieur Santé qui analyse, impulse et accompagne concrètement initiatives et projets sur l’ensemble du Grand Figeac.
Un/une chargé(e) de mission suffirait donc à attirer de nouveaux médecins ?
En France, le potentiel de médecins candidats à l’installation est très inférieur aux demandes des territoires. Il en résulte une forte concurrence entre ceux-ci. Comment envisager de gagner cette bataille sans qu’aucun professionnel ne pilote à temps complet ce défi si complexe et si vital ? Comment réussir sans organiser, été comme hiver, des formations, des lieux de vie et des animations qui donnent envie de s’y installer ?
Des territoires ruraux se sont-ils engagés de la sorte et avec quels résultats ?
L’Auvergne déploie depuis une dizaine d’années une écoute, une dynamique de services, une image qui lui a permis d’attirer de jeunes médecins. Le plateau de Millevaches a montré également l’importance de la dynamisation collective pour obtenir des résultats. La conférence organisée par «Mieux vivre dans le nord du Lot» donnait la parole à des acteurs médicaux qui s’y étaient implantés.
Les nord lotois craignent de ne plus pouvoir se soigner dans les meilleures conditions…
Les Maisons de santé ne peuvent pas être les nouveaux ronds-points du XXIème siècle, plantés dans un désert. Mais le nord du Lot a des atouts indéniables. Le territoire peut évidemment s’organiser pour mieux répondre aux maladies chroniques et à l’essor des outils technologiques et numériques en matière de santé.
Sur cette thématique, la nomination d’un «chef d’orchestre» professionnel et la valorisation de l’image du territoire seraient de nature à attirer davantage de jeunes médecins et donc à rassurer les nord lotois qui veulent continuer à faire vivre ce fabuleux terroir laissé par les anciens.


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