mardi 27 septembre 2016
vendredi 12 août 2016
Autour d'Ecaussysteme
L'association Mieux vivre dans le nord du Lot a tenu un stand au festival d'Ecaussysteme. Une trentaine de personnes, venues de la France entière, médecins, infirmiers ou patients, se sont arrêtées pour discuter de leur situation, de nos actions, des solutions éventuelles à imaginer. Quelques adhésions ont été recueillies et quelques "touches" de médecins cherchant à s'installer ont même été enregistrées.
Notre présence à ce festival, si prisé, a été apparemment bien perçue. Elle a montré que le territoire n'entendait pas rester les bras croisés devant la menace de pénurie de praticiens de la santé.
lundi 13 juin 2016
RÉUNION DE BIARS-BRETENOUX-ST CÉRÉ
En tant que Responsable du SAMU-SMUR du Lot, le Dr Debreux a
répété un credo auquel il tient particulièrement : « on ne peut pas
faire tout et n’importe quoi ». Cela signifie qu’un patient, pris en
charge par le 15, peut réclamer d’être dirigé dans un hôpital précis sans que
cette orientation soit opportune. Car le diagnostic médical prime sur la
proximité géographique. La plateforme d’appel définit des filières de prises en
charge bien précises en relation avec les spécificités des hôpitaux. Le patient ignore souvent cette
disposition qui pourtant, aux dires du Dr Debreux, le sert.
Les spécificités hospitalières sont justement en train
d’être redéfinies au sein de groupements hospitaliers territoriaux, les GHT.
Comme partout en France, cette nouvelle organisation sera effective dans le
Lot, dés le 1er juillet prochain. L’hôpital de St-Céré, vital en
matière d’urgences et d’offre de consultations de spécialistes, pourrait alors
voir son rôle s’affirmer, dans une compétence particulière au regard des
besoins constatés sur son périmètre d’influence.
Le public n’en est pas pour autant rassuré. À St-Céré,
Brive, Cahors et même Toulouse, il manque des médecins et aussi des
urgentistes. Sans mesure étatique ferme, la relève des praticiens partant à la
retraite est loin d’être acquise, ce que confirment les deux intervenants.
La télémédecine pourrait alors représenter une porte de
sortie. Mais elle réclame de multiples et complexes conditions qu’il faudrait
d’ores et déjà anticiper.
| LE RÔLE DE L'HÔPITAL DE ST-CÉRÉ SERA-T-IL PRÉSERVÉ DANS L'AVENIR ? |
jeudi 9 juin 2016
RÉUNION-DÉBAT VENDREDI 10 JUIN
Intervenants de la réunion publique du 10 juin :
- le Dr Thierry DEBREUX, responsable du SAMU-SMUR du Lot
- Mr Frédéric DELMAS, directeur de l'hôpital de St-Céré
- Mme Sylvie TABARY pour l'association Mieux vivre dans le nord du Lot
lundi 23 mai 2016
La place des urgences dans le recours aux soins
Le public ne s’y est pas trompé, venu en nombre le
19 mai, à Martel, écouter les responsables des urgences intervenant sur le nord
du Lot. Les nord lotois sont repartis avec des idées claires sur les n° à
appeler, sur les choses à faire ou à ne pas faire, sur les points forts et les
fragilités du territoire.
L’association « Mieux vivre dans le nord du
Lot » organisait jeudi dernier, à Martel, une réunion-débat avec le Dr
Darreye, médecin en charge de la permanence des soins, le cdt Galtié,
responsable du service opérationnel des Sapeurs-Pompiers du Lot, le Dr Remize,
Responsable du SAMU-SMUR de Brive, Mr Delmas, Directeur des hôpitaux du nord du
Lot. De mémoire d’urgentiste, une telle réunion n’avait jamais été organisée.
Près de 80 personnes ont semblé captivées par les explications et débats.
Numéros à connaître d’urgence
Au
chapitre des conseils, le Dr Remize a répété que, face à une crainte d’ordre
médical, il fallait oser appeler le 15. Le médecin régulateur diagnostique le
problème, adapte la réponse : simple conseil, envoi à un généraliste ou à
une pharmacie, hospitalisation ou déplacement du SMUR -l’équipement embarqué de
l’hôpital qui vient jusqu’à la personne en danger vital-.
Les Pompiers, eux, sont accessibles par le 18 ou par
le n° européen, le 112. Dans tous les cas, le contact est interconnecté avec la
régulation médicale du SAMU de sorte que la gestion du patient en détresse est
assurée quelque soit le numéro composé. Le commandant Galtié a déploré
l’accroissement des déplacements inutiles des Pompiers et en appelle à la
responsabilité de la population.
Il y a les médecins de garde ! Le Dr Darreye a
précisé l’utilité, en journée, le week-end et les jours fériés, de composer le
3966. Ce numéro est destiné aux urgences dont la vie du patient ne dépend pas.
Le public a évoqué à ce propos de trop longs temps d’attente au téléphone.
Regroupements d’hôpitaux en vue
Qui dit urgences, dit hôpitaux de proximité. Mr Delmas
est intervenu pour dire la fragilité des petits établissements du Lot. Tous les
intervenants se sont montrés ardents défenseurs de la proximité médicale mais
la ministre de la Santé a annoncé un dispositif de regroupements hospitaliers
de territoire (RHT) pour juillet prochain. Qu’adviendra-t-il alors des hôpitaux
de Gourdon ou de St Céré ? Seront-ils sous la coupe de l’hôpital de
Cahors ? Les nord lotois pourront-ils continuer à être dirigés sur Brive ?
Sur cette dernière question, les débats ont montré une nouvelle fois leur
attachement à bénéficier des services de l’hôpital corrézien, proche et
rassurant à la fois.
Mme Tabary, présidente de l’association organisatrice,
a réaffirmé la volonté de son association de défendre les petits hôpitaux du
nord du Lot lors de la Conférence territoriale de dialogue social prévue pour
la mise en place du RHT lotois.
En tout état de cause, sans généraliste référent
disponible, sans spécialiste à proximité, les nord lotois iront toujours
pousser la porte des urgences. En cela, cette question des urgences renvoie au
fonctionnement du système de santé local. La désertification médicale risque
d’encombrer un peu plus les salles des urgences hospitalières, déjà bien souvent
saturées.
lundi 2 mai 2016
Les enseignements de la réunion de Souillac
Interview Sylvie Tabary, présidente de l’association
Que dire de l’attractivité médicale ?
Les étudiants en médecine n’identifient pas bien le département du Lot. Ils verraient d’un bon œil le fait d’y être invités ou d’y faire un stage. Pour eux, la présence d’un aéroport et d’un nœud autoroutier est un atout évident. Mais à leurs yeux, la campagne ne favorise pas la vie familiale.
Comment expliquer l’afflux de femmes médecins ?
Les femmes deviendront majoritaires en 2020 dans la profession. Je ne connais pas la raison de cette tendance mais j’en déduis des incidences sur les nouvelles installations : les femmes sont très soucieuses des bonnes conditions d’accueil de leurs enfants.
Quelles solutions évoquent le public ?
Le public a souligné l’importance de la connivence humaine pour attirer de nouveaux praticiens. Les professions de santé en place peuvent favoriser cet état d’esprit. Le public a insisté sur le rôle des remplaçants. S’ils se plaisent dans les cabinets d’accueil, ils prennent, le moment venu, la relève des médecins en place.
Plusieurs stratégies ont été évoquées à Souillac, comme à chaque réunion organisée sur les différents bassins de vie. Le tout sera mis en forme, analysé et soumis à la perspicacité des élus et acteurs de la santé. Nous verrons bien alors le poids accordé aux paroles des habitants.
Que retenir de la réunion-débat de Souillac ?
Souillac a perdu 5 généralistes en 5 ans, il en reste 5. Le public, très préoccupé par la situation, a manifesté beaucoup d’intérêt pour la réflexion collective que nous leur proposions. C’est un encouragement évident à ce type de consultation.
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